Non non, pas une once d'ironie, il faut dire que malgré le niveau des scénarios, les films comportant 15 litres de ketchup au centimètre carré et autant de chair humaine en décomposition qu'il en faut pour farcir ta grand-mère à Noël, m'ont toujours passionné.
Là, en l'occurrence, on plante le décor vite fait, USA (alleluia), un virus qui bouffe le cerveau de tous les habitants, un petit gars la vingtaine, des règles de survie face aux monstres gangrénés, et une belle petite minette style Lily Allen qui essaye elle aussi de sauver sa peau, comme tout le monde.

Facile, ok. Mais efficace. Scénario vu et revu, même re-revu, mais qu'importe, on aime. On se sent un peu comme Mickey sous prozac, courant dans Hollywood poursuivit par Pluto qui aurait fait une overdose d'ecstas.
Sur fond sonore style heavy-metal-je-te-nique-la-gueule-à-coups-de-AKA47-si-tu-m'approches-enfoiré-defilsdepute, du sang, des pustules, des explosions, et des beaux dérapages routiers, rythment particulièrement bien l'action. Nous noterons également la scène finale se passant dans un parc d'attractions, John Wayne meets Minnie, Les mystères de l'ouest meets ta mère à DisneyWorld, à grands renforts de 9mm et de battes de baseball.

C'est frais, c'est dynamisant, et puis si on aime la soupe au pu, on est au delà de nos espérances les plus ultimes.
Bon le seul hic c'est que, évidemment qui dit Américain, dit forcément histoire d'amour. Alors oui, en trame de fond une petite amourette bien simplette, voir mielleuse, mais tant qu'elle ne cache pas les effusions de sang et les guns, alors on ne fera partager que nos éclats de rires lorsqu'un méchant zombinounet se fait dégommer la gueule.
Zombieland,
Réalisé par Ruben Fleischer
Avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Abigail Breslin.

8/10
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